Le British Shorthair        

Amateurs de chats bizarres, le British Shorthair n'est pas pour vous !

Avec ses rondeurs rassurantes et sa fourrure moelleuse, ce doyen des chats de race évoque irrésistiblement les peluches de l'enfance.

 

On pense que les premiers chats qui ont débarqué sur les îles britanniques sont arrivés dans l'Antiquité à bord de navires romains. Ils s'y sont installés en s'adaptant à leurs nouvelles conditions de vie, sans doute fort différentes de celles des rives de la Méditerranée. Ils développèrent, notamment, une fourrure double et imperméable qui avait pour mission de les protéger de la légendaire pluie d'Albion. Même si ces chats étaient appréciés pour leur indéniable talent de chasseurs, ils n'étaient pas élevés sous le contrôle des hommes mais vivaient en semi-liberté, soumis à la plus féroce des sélections, celle de la nature. Seuls les plus forts survivaient et les plus habiles.

En 1870, Harisson Weir eut l'idée de rassembler un échantillon des plus beaux chats anglais. Le hasard faisant bien les choses, Harrisson Weirparla de son projet à un ami, Mr Willkinson, diresteur du Crystal Palace à Londres, et c'est ainsi que les deux compères jetèrent les bases de la félinophilie moderne en organisant la première exposition en 1871.

Comme il fallait bien distinguer les chats anglais des Abyssins, Siamois, Angoras et autres Persans qui arrivaient de plus en plus nombreux sur le sol Britanique, Harrisson Weir décida de leur donner le nom de British Shorthair, c'est à dire de chat britannique à poil court. Le premier club de race fut fondé en 1901.

Malgré la concurrence des autres races, le British est resté le chat le plus populaire en Grande-Bretagne, malgré le choc des deux guerres mondiales qui décimèrent le cheptel félin anglais.

Après ces deux sombres périodes, il fallut ainsi avoir recours à d'autres races, et notamment aux Persans, pour faire repartir des lignées pratiquement éteintes. Le British y gagna certainement en robustesse. Sa tête s'arrondit davantage, le cuivre de ses yeux redoubla d'intensité et son ossature fut renforcé. Mais il hérita aussi du gène poil long de ses sauveteurs. Pendant longtemps, il naquit donc de temps en temps des chatons à poil long dans des portées British, et pendant longtemps ils furent supprimés ou honteusement supprimés. Aujourd'hui, ces petits indésirables sont reconnus comme une variété de British à part entière, à laquelle on a donné le nom de British Longhair, ou British à poil long.

                                         

On compare souvent le British à une peluche et ce n'est pas usurpé tant sa fourrure moelleuse laisse glisser les doigts entre chaque poil laineux. Dans le British tout est rondeur. Sa tête n'a aucun angle, aucune aspérité qui pourrait arrêter le regard.

Les yeux grands, ronds et bien ouverts sont oranges, verts ou bleus selon la couleur de la robe, mais toujours d'une couleur intense. Les oreilles sont moyennement grandes et arrondies à l'extrémité. Les mâles, quand ils sont adultes, ont des joues très développées qui renforcent encore la rondeur de la tête.  Pour être des peluches, les British ne sont pas des mauviettes. C'est même tout le contraire. Bien bâtis, ils ont une forte encolure et un corps puissant, avec une poitrine bien ouverte et une ossature solide. Les mâles sont très reconnaissables des femelles et peuvent peser une fois et demi plus qu'elles.

Sans être envahissants, les British sont des chats toujours présents qui aiment accompagner les humains dans leur vie quotidienne. Leur présence apaise les plus angoissés et quand ils s'éveillent et jouent avec un brin de laine comme des chatons, ils font sourire les plus réticents.

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Extrait d'un article intitulé : British Shorthair : tout en rondeur, tout en douceur,  de Catherine Bastide Costes, publié sur  Aniwa.com

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